Limba Română
            Revistă de ştiinţă şi cultură Apare la Chisinău din 1991

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GRAMATICĂ

A propos de la grammaticalisation en roumain: Sur quelques formes et fonctions du verbe en roumain

Estelle VARIOT

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Estelle VARIOT
Revista Limba Română
Nr. 11-12, anul XII, 2002

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En partant de l’analyse en constituants immédiats (SN/SV) et si nous décomposons le SV, nous obtenons le verbe. Il est une partie du discours flexible dont les séries morphologiques permettent l’expression du temps et du mode dans lequel se réalise une action ou un état. Néanmoins, des nuances doivent être faites. C’est une “unité linguistique qui se définit, au moins dans de nombreuses langues, par son paradigme spécial: il se conjugue. Il ne se définit pas comme exprimant l’action, l’état etc., comme le disaient les vieilles définitions: le substantif peut le faire aussi. Martinet définit les verbes, dans les langues où ils existent, comme des lexèmes prédicatifs qui peuvent se combiner avec des modalités de temps, de mode et d’aspect, par opposition aux noms qui se combinent avec des modalités (ou suffixes verbaux ou nominaux) de nombre et de cas. Cette caractéristique prédicative n’est pas univoque. Dans certaines langues (latin, russe etc.), d’autres lexèmes peuvent être utilisés comme prédicats, quelquefois même tous. Dans les langues à verbes, tous les verbes ne sont pas des prédicats” (Mounin, G., Dictionnaire de la linguistique, Quadrige/PUF, Paris, 1974, p. 335). Le verbe est, ainsi, la seule classe avec le prédicat à être soumise à la catégorie de la personne (singulier, pluriel, duel du grec).
Ceci fait intervenir la notion de flexion “Procédé morphologique, caractéristique de certaines langues, qui consiste à ajouter au radical d’un mot des suffixes, des désinences, propres à exprimer les catégories grammaticales du cas et du genre (pour les noms, adjectifs et pronoms), de la personne, du temps, du mode, de l’aspect et de la voix (pour les verbes), la catégorie du nombre étant commune aux deux groupes.” (Mounin, G., Op. cit., p. 142). Nous pouvons donner comme exemples, le verbe roumain (a) lua “prendre”, à l’indicatif présent: iau, iei, ia, luăm, luaţi, iau (Je prends, Tu prends, Il prend, Nous prenons, Vous prenez, Ils prennent) et le verbe français aller, toujours à l’indicatif présent: je vais, tu vas, il va, nous allons, vous allez, ils vont. Une fois que cette distinction entre les types de flexions est faite, l’on peut observer la composition du verbe.
La structure générale d’une forme verbale est la suivante: thème (porteur de la “charge”, du contenu sémantique du verbe) + suffixe (monème à inventaire limité qui exprime certaines valeurs grammaticales et, notamment, le temps et le mode) + désinence (élément variable indiquant, pour le verbe, le nombre et la personne), même si, dans certains cas, l’adjonction d’un préfixe est nécessaire.
Notre objectif est, ici, d’examiner des verbes qui ont des valeurs “normales” et qui ont, en plus, la possibilité de changer de fonction lexicale en prenant un emploi particulier. Nous prendrons, notamment, des exemples dans la langue roumaine (ex.: auxiliaire fléchi ou non; infinitif roumain) et ferons une analyse comparative. Notre propos sera donc d’envisager différentes acceptions prises par des verbes de cette langue. Ces acceptions seront autant de messages différents qui vont participer au processus de création linguistique.
La première considération autour du verbe roumain est le caractère non obligatoire du pronom personnel sujet mis à part les cas où l’on veut mettre une emphase, insister sur une opposition etc. Les désinences personnelles contenues dans le verbe suffisent, normalement, à renseigner sur la personne ou le sujet qui réalise l’action.
L’étude des verbes commence, en général, par la présentation de l’infinitif car il indique le signifié du verbe. Dans certains cas, il peut prendre la valeur d’un substantif. Il en va ainsi de l’un des deux infinitifs roumains. Si l’on compare un texte roumain et sa traduction française (ou l’inverse), l’on se trouve face à une différence syntaxique notable: la fréquence nettement moindre de l’infinitif en roumain par rapport au français. Cela s’explique, en particulier, par la valeur sémantique de ce lexème et par l’existence de formes concurrentes en roumain, nominales ou verbales ainsi que par des raisons historico-géographiques. Néanmoins, même si les verbes de volonté et les modaux [(a) voi mais aussi (a) vrea, (a) putea...] sont souvent suivis du subjonctif, en roumain, l’infinitif est possible mais avec une connotation un peu spéciale (forme ancienne, niveau de langue élevé, poésie).
La variante longue de l’infinitif provient directement du latin. Par exemple, le latin canto, -avi, -atum, -are donne en roumain cîntare “chant ; chanter”. La forme courte est (a) cînta “chanter”. Nous reviendrons un peu plus tard sur cette dernière forme.
L’infinitif long a, généralement, une valeur nominale, aujourd’hui et se décline comme n’importe quel autre substantif. Il dispose de toutes les formes grammaticales spécifiques: singulier, pluriel etc., Nominatif/Accusatif singulier: cîntare; Génitif/Datif: cîntării etc.
Il est en concurrence, notamment au XIXe siècle, avec des noms qui ont des racines identiques mais qui utilisent les suffixes - ţie (influence française indirecte, par filière russe) ou - ţiune(directe). De nos jours, l’on observe, souvent, une différenciation sémantique entre les formes en -ţie et -ţiune (raţie “ration”, raţiune “raison”) ou bien entre les formes en ţie, -ţiune et -are, -ere ou -ire [ex.: administrare administraţie (sens restreint au domaine commercial). Des concurrences et des nuances dans le domaine sémantique peuvent, également, exister entre des formes adaptées au système roumain (asociere) et des néologismes (asociaţie). Dans certains cas, aussi, l’un des termes tombe en désuétude (usage non naturel ou dû à un effet de mode), ce qui peut mettre fin à la concurrence. Néanmoins, l’infinitif long contient, forcément, une nuance supplémentaire liée à son origine ce qui permet parfois au locuteur d’insister davantage sur l’idée verbale (cf. la différence entre les exemples Administrarea unei întreprinderi “L’administration d’une entreprise” et Administraţia de stat “L’administration d’Etat”).
L’on peut, également, remarquer la possibilité d’employer l’infinitif long dans la construction du conditionnel dans sa forme inversée, notamment en poésie (forme imposée, par exemple, par la nécessité de respecter la rime) alors que, normalement, c’est l’infinitif court qui est utilisé (ex.: Cîntare-aş “Je chanterais”; forme habituelle: Aş cînta). Cf., aussi, les paragraphes consacrés à (a) avea.
L’infinitif peut aussi être remplacé par une autre forme verbale, conservée du latin, le supin [préposition de (parfois la, pentru, după) suivie du participe passé du verbe à conjuguer]. Nous pouvons nous demander s’il s’agit de la continuation du supin latin ou bien s’il est né sur le terrain roumain pour compenser, justement, la disparition de l’infinitif. Le supin s’emploie dans des constructions à valeur finale (ex.: A venit la scăldat “Il est venu se baigner”), avec des verbes de mouvement, d’obligation (ex.: Am de mers undeva “Je dois aller quelque part”) ou d’aspect (ex.: A se apuca de făcut ceva “se mettre à faire quelque chose”).
Enfin, le subjonctif est souvent préféré à l’infinitif, en roumain, dans de nombreuses constructions, notamment après un verbe “modal” (désir, volonté, envie). En français, il est utilisé quand le sujet est le même pour les deux verbes (“je veux faire”). Il en va de même pour l’espagnol (Quiero hacer). Dans les autres cas, on emploie le subjonctif (fr.: “je veux que tu fasses”; esp.: Quiero que hagas). En roumain, les verbes “désidératifs” sont majoritairement suivis du subjonctif (ou conjonctif) [ex.: Vreau să fac “Je veux faire”; Vreau să faci “Je veux que tu fasses”], sauf cas particulier. Il s’agit d’une particularité balkanique qui est due à une influence du néo-grec selon Al. Rosetti (Rosetti, Al., Istoria limbii române, Editura Ştiinţifică şi Enciclopedică, Bucarest, 1978, p. 645). Cf., également, K. Sandfeld qui a mis en lumière le concept de Linguistique balkanique (Paris, 1930). Le grec ancien semblait, quant à lui, faire davantage usage de l’infinitif.
L’infinitif court est, quant à lui, plus récent. On le crée à partir de l’infinitif long, auquel on retire le -re final. Cette forme est précédé de a, (<lat. ad). Le a est mis entre parenthèses car il ne participe pas à la conjugaison. Il joue le rôle d’une simple étiquette, marque morphologique (cf. l’anglais to).
L’infinitif court est la forme verbale proprement dite. C’est le point de départ de la conjugaison du verbe. Il peut être utilisé seul dans certaines constructions. Il désigne ainsi l’action en question (ex.: A cînta este plăcut “Chanter est [un fait] agréable”). Mais cet emploi est moins fréquent qu’en français ainsi que nous l’avons vu ci-dessus.
Il peut également se joindre à un auxiliaire afin de construire certains temps. Ce sont notamment les cas de deux formes analythiques roumaines: un des futurs et un des conditionnels (le français et les autres langues romanes utilisent, en général, les formes synthétiques).
L’auxiliaire est décrit par G. Mounin comme une “unité grammaticale qui appartient au système de la conjugaison et qui se combine avec un lexème verbal pour marquer tantôt le temps [...], tantôt le mode [...], tantôt la voix” (Mounin, G., Dictionnaire de la linguistique, Quadrige/PUF, Paris, 1974, p. 48).
Benveniste indique que le «verbe auxiliaire» est “une forme linguistique unitaire qui se réalise, à travers des paradigmes entiers, en deux éléments, dont chacun assume une partie des fonctions grammaticales, et qui sont à la fois liés et autonomes, distincts et complémentaires” (Benveniste, E., Problèmes de linguistique générale, II, Gallimard, Paris, 1974, p. 177). De plus, l’auxiliaire garde la flexion de la conjugaison périphérique complète qui renouvelle le paradigme du perfectum (Benveniste).
Tesnière souligne aussi que “lors du dédoublement d’un temps simple en temps composé, les caractéristiques grammaticales passent dans l’auxiliaire, la racine verbale [=sémantème] dans l’auxilié” (dans Benveniste, E., Op. cit., p. 178).
L’on peut distinguer trois possibilités d’auxiliarité: de temporalité (avec (a) avea: ex.: Am bătut... “J’ai frappé”...), de diathèse (avec (a) fi: ex.: Ar fi bătut de vecinul “Il serait frappé par le voisin”), de modalité (avec (a) vrea : ex.: Vrea să bată “Il veut frapper”).
Pour ce qui est de l’origine de ces verbes, (a) avea provient du latin habeo, -ere, -ui, -itum, (a) fi du latin sum, esse, fui, (a) vrea, du latin volo, velle, volui, “vouloir” et son synonyme, (a) voi, du slave voliti.
L’on remarque que (a) avea peut se comporter, aussi, comme un verbe indépendant lorsque le locuteur désire indiquer l’idée qu’une certaine personne possède quelque chose. Il semble qu’en latin, on disait plus fréquemment, dans un premier temps, tout au moins, mihi est liber (insistance sur l’objet possédé, sur l’état des choses plus que sur le possesseur) que habeo librum “le livre est à moi”). En roumain, aussi, on note la conservation de cette construction avec le datif dans certains cas et l’utilisation du verbe être au lieu d’avoir (ex.: Mi-e foame “J’ai faim”).
En roumain, comme dans les autres langues romanes, le verbe (a) avea “avoir, posséder” est utilisé fréquemment même s’il est possible de dire: Această carte este a mea “ce livre est à moi”.
(A) avea, lorsqu’il est employé comme verbe indépendant, pour les temps simples et composés, conserve toute sa valeur sémantique (ex.: présent: am, ai, are, avem, aveţi, au; imparfait: aveam, aveai, avea, aveam, aveaţi, aveau). A noter, pour ces deux exemples, la présence des désinences personnelles -m, -i, Ø -m, -ţi, -u (-u s’est généralisé comme marque de la IIIe personne du pluriel au XIXe s.).
Dans d’autres cas, le roumain utilise des formes dérivées de (a) avea, afin de construire des temps. C’est notamment ce qui se passe avec le passé composé [am, ai, a, am, aţi, au + participe passé du verbe [radical + voyelle de liaison a (pour la première conjugaison), u (deuxième et parfois troisième), i (quatrième) + t; sauf exceptions (troisième, en général): pas de voyelle de liaison mais s final ajouté à la racine] (ex.: am avut “J’ai eu” (II); am mers “Je suis allée” (III); am priceput “J’ai compris” (III).
Il en va de même pour un conditionnel roumain qui est formé à partir d’éléments appartenant à la morphologie de (a) avea: aş, ai, ar, am, aţi, ar (formes dérivées de (a) avea + infinitif court (ex.: Aş zice “je dirais”).
(A) vrea et (a) voi sont également utilisés comme verbes (de volonté) ou comme auxiliaires du futur (intention dans un futur plus ou moins proche de mener à bien une action). Il existe une troisième forme, hybride, (a) vroi, de même valeur. A noter que l’idée de volonté va souvent de pair avec le désir et l’intention ainsi que la possibilité de réaliser l’action en question, d’où l’utilisation de ces formes.
(A) vrea (< vré < volēre < velle) se conjugue à l’indicatif présent de la manière suivante, aujourd’hui: vreau, vrei, vrea, vrem, vreţi, vor (ou vreau).
(A) voi se comporte comme un verbe indépendant et se conjugue comme tous les autres verbes du quatrième groupe (verbes se terminant par un -i et se conjuguant avec le suffixe -esc) lorsqu’il signifie “vouloir” (présent de l’indicatif: voiesc, voieşti, voieşte, voim, voiţi, voiesc). Il devient un auxiliaire lorsque ses formes légèrement modifiées mais qui rappellent tout de même leur origine sont utilisées pour construire la première variante du futur (ex.: Voi face “Je ferai”).
Le futur roumain se forme de trois manières différentes et se caractérise par l’existence de trois degrés de probabilité et de niveaux de langue différents:
* voi, vei, va, vom, veţi, vor (formes affaiblies du verbe (a) voi “vouloir) + infinitif court (ex.: Voi cînta “je chanterai”, probabilité forte, langage littéraire)
* am, ai, are, avem, aveţi, au (dérivant du verbe (a) avea “avoir”) + subjonctif (préposition să + verbe à conjuguer au subjonctif: les formes de ce dernier sont identiques à celles du présent de l’indicatif sauf aux troisièmes personnes du singulier et du pluriel); (ex.: Am să cînt: probabilité un peu moins forte, langage parlé)
* O (élément invariable) + subjonctif du verbe à conjuguer (ex.: O să fac: éventualité faible, langage familier). Le fait que cette forme soit fixe et ne comporte qu’une seule lettre tend, semble-t-il, à réduire chez le locuteur – de manière inconsciente ou non – la probabilité de mener à son terme cette action et, ceci, malgré la valeur sémantique de o à l’origine. O provient du verbe volēre (latin tardif) qui est, lui-même, issu de volo, velle, volui “vouloir. “Posse şi velle apar lungiţi în potēre (poterent, Gr. de Tours, H. F., p. 250, 27), volēre (dr. putea, vrea), după analogia lui habēre: habui-habēre, deci potui-potēre, volui-volēre” [Posse et velle apparaissent allongés en potēre (poterent, Gr. de Tours, H. F., p. 250, 27), volēre (dr. putea, vrea), par analogie avec hab re: habui-habēre, deci potui-potēre, volui - volēre] (Rosetti, Al., Istoria limbii române, Editura ştiinţifică şi enciclopedică, Bucarest, 1978, p. 151). Cet allongement a entraîné des modifications dans la conjugaison du verbe latin. Volo, velle, volui (latin classique) donnait à l’indicatif présent: Volo, Vis, Vult, Volumus, Vultis, Volunt. Volēre a, quant à lui, permis la construction de nouvelles formes Voleo, Voles, Volet...
Rosetti remarque, très justement, la confusion de formes de (a) vrea et de volēre, au départ, notamment à la troisième personne du singulier (Rosetti, Al., Op. cit., p. 159 et 568). La forme volet (3 sg.) a, en effet, évolué vers *voare, vare,avant de devenir vrea ainsi que va puis o. L’on présume que ce o peut également résulter d’une contamination par habēre.
En français, la construction analytique existe aussi (aller + infinitif du verbe à conjuguer; ex.: Je vais manger). Elle indique davantage l’intention de faire quelque chose – dans un futur plus ou moins proche (d’où l’emploi d’aller qui, au départ, est un verbe de mouvement). La probabilité que je parte dans Voi pleca est beaucoup plus forte car Voi indique la volonté du sujet de réaliser l’action.
Une autre comparaison intéressante à effectuer est: Voi face “Je ferai” – Voi să fac “Je veux faire” (Voi să fac étant une forme dialectale aujourd’hui). Quand Voi joue le rôle d’auxiliaire, il est suivi de l’infinitif court. Quand il s’agit du verbe de volonté, l’influence grecque se fait sentir et le roumain emploie le subjonctif “[...] mode de l’appréciation, de l’interprétation subjective des faits, du doute, du désir etc., face à l’indicatif, mode de l’assertion neutre” (Mounin, G., Dictionnaire de la linguistique, Quadrige/PUF, Paris, 1974, p. 309). L’emploi de la forme subjonctive ou infinitive joue, donc, ici un rôle de différenciateur sémantique.
L’analyse de ces quelques formes et fonctions verbales nous a permis de réaliser à quel point cette partie du discours est variée du fait, notamment, de son grand nombre de possibilités combinatoires. Il s’agit d’un moyen supplémentaire d’enrichissement d’une langue – le roumain – qui connaît des évolutions constantes (diminution de la flexion, apparition de nouvelles catégories grammaticales...). Ces faits de langues que nous avons abordés, même s’ils sont importants, ne sont toutefois qu’une partie des changements de catégories lexicales qui concernent les formes verbales.
Néanmoins, ils confirment, une fois de plus, la place de choix du roumain, considéré par Alf Lombard comme le quatrième pied de la table de la linguistique comparée des langues romanes.
Le verbe... est, donc, un témoin de la dynamique du système roumain, héritier, quand même, du système latin.
 
Bibliographie:
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Macrea D., Probleme de lingvistică română, Editura Ştiinţifică, Bucarest, 1961.
Martinet, A., Eléments de linguistique générale, Armand Colin, Paris, 1970.
Martinet, A., Evolution des langues et reconstruction, PUF, Paris, 1975.
Moeschler, J., Auchlin, A., Introduction à la linguistique contemporaine, Armand Colin, Paris, 2000.
MounIN, G., Histoire de la linguistique des origines à nos jours, Collection Sup, PUF, Paris, 1970.
Mounin, G., Dictionnaire de la linguistique, Quadrige/PUF, Paris, 1974.
Reinheimer, S., Tasmowski, L., Pratique des langues romanes, L’Harmattan, Paris, 1997.
Rosetti, Al., Brève histoire de la langue roumaine, des origines à nos jours, Mouton, The Hague, Paris, 1973.
ROSETTI, Al., Istoria limbii române, Editura Ştiinţifică şi Enciclopedică, Bucarest, 1978.
Rusu, V., Le roumain, langue, littérature, civilisation, Ophrys, Gap, 1992.
WARTBURG, W. V., Fragmentation linguistique de la Romania, traduit de l’allemand G. Straka et J. Allières, Klincksieck, Paris, 1956.
 
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